Qui gagnera la Serie A 2026-2027 ?
L'Inter est champion dans 57 % des saisons simulées sans être en tête du classement. Et le modèle place Côme troisième force d'Italie, devant la Juventus, le Napoli et le Milan réunis.
Par Lucas da Silva · 20 septembre 2026 · 7 min
La Serie A fournit cette saison les deux résultats les plus inattendus de nos six championnats. Le premier est que le leader n'est pas favori. Le second tient en un nom : Côme.
Treize points chacun, trente-trois points d'écart
La Roma est première, l'Inter deuxième, à la différence de buts. Le modèle les sépare pourtant largement.
| 56,9 % | |
| 23,9 % | |
| 12,2 % | |
| 2,3 % |
L'explication est offensive. L'Inter affiche un indice d'attaque de 1,99 — il marque pratiquement le double d'une équipe moyenne de Serie A — contre 1,53 pour la Roma.
La Roma se défend mieux (0,77 contre 0,93), et c'est ce qui la maintient à 23,9 %. Mais sur une saison entière, une attaque de ce calibre rapporte davantage qu'une défense de ce calibre : cinq points projetés d'écart, 82,4 contre 77,0.
Côme, troisième force d'Italie
C'est le chiffre qui fera lever les sourcils, alors autant le détailler.
Côme est cinquième au classement avec 10 points. Le modèle le classe troisième en force, sur deux mesures :
- une attaque à 1,47, troisième d'Italie derrière l'Inter et la Roma ;
- une défense à 0,84, deuxième d'Italie à égalité avec la Juventus, derrière la seule Roma.
Un club qui marque beaucoup et encaisse peu est fort, quel que soit son budget. Le modèle ne lit ni la masse salariale, ni le palmarès, ni la réputation : il lit des buts marqués et des buts encaissés, pondérés par la qualité des adversaires. Sur ce terrain, Côme est au-dessus de la Juventus.
La carte des positions finales
Où chaque équipe termine
La probabilité d’occuper chaque place en fin de saison, sur les 50 000 saisons simulées. Une ligne resserrée est une équipe dont le sort est presque joué ; une ligne étalée, une équipe dont tout reste possible.
Plus la case est foncée, plus la place est probable. Les équipes sont classées par place moyenne attendue, pas par classement actuel.
Trois observations.
Le sommet est à trois, pas à deux. L'Inter premier à 57 %, la Roma deuxième à 32 %, Côme troisième à 23 %. Les trois lignes sont nettement plus concentrées que le reste de la carte.
Le ventre est énorme. De la quatrième à la treizième place, dix clubs se disputent dix places sans qu'aucune case ne dépasse 16 %. La Juventus, le Napoli, l'Atalanta et le Milan sont séparés par moins de deux points de projection : le modèle les considère comme équivalents.
Venise est déjà condamnée. Dernier dans 64 % des simulations, relégué dans 91 % : aucun club des six championnats n'est aussi mal placé.
La Lazio et Cagliari, deux mirages de classement
La Lazio est troisième avec 13 points, et le modèle la classe huitième en force. Cagliari est quatrième avec 12 points, et le modèle le classe quatorzième.
Où en sera chaque équipe
La place moyenne attendue à chaque journée. À gauche du repère, ce qui s’est réellement passé ; à droite, la projection.
Cagliari est le cas d'école : douze points pris avec un indice d'attaque de 0,94 et une défense à 1,10, tous deux en dessous de la moyenne. Le modèle lui donne 8,9 % de finir en Coupe d'Europe et le projette dixième. Un bon départ ne se transforme pas en niveau.
En bas, quatre clubs pour trois places
| Club | Probabilité de descente | Attaque | Défense |
|---|---|---|---|
| Venezia | 91,0 % | 0,79 | 1,63 |
| Monza | 60,2 % | 0,96 | 1,59 |
| Parma | 41,6 % | 0,72 | 1,06 |
| Lecce | 34,7 % | 0,72 | 1,19 |
Venise et Monza partagent le même profil : une défense catastrophique, autour de 1,60. Parme et Lecce ont le problème inverse — leur défense tient à peu près, mais avec 0,72 d'indice d'attaque, ils marquent un tiers de moins qu'une équipe moyenne.
Ce que cette projection ne peut pas faire
Elle ne lit ni les compositions, ni les blessures, ni le mercato d'hiver. Elle apprend par les résultats, avec plusieurs semaines de retard.
Elle donne une probabilité. L'Inter champion à 57 % échoue dans plus de quatre saisons simulées sur dix.
Et sur un club comme Côme, elle mesure ce qui s'est produit — pas ce qu'un effectif est réputé valoir. C'est sa force et sa limite dans la même phrase.
Le même calcul tourne chaque nuit sur les six grands championnats. À lire ensuite : qui gagnera la Ligue 1, qui gagnera la Premier League, qui gagnera la Primeira Liga et qui gagnera la Ligue des champions.
Questions fréquentes
Qui va gagner la Serie A 2026-2027 ?
L'Inter est champion dans 56,9 % des 50 000 saisons simulées au 20 septembre 2026. La Roma suit à 23,9 % et Côme à 12,2 %. La Juventus, le Napoli, l'Atalanta et le Milan sont tous sous les 3 %.
Pourquoi l'Inter est-il favori alors que la Roma est première ?
Les deux clubs comptent 13 points, la Roma devant à la différence de buts. Mais l'Inter possède un indice d'attaque de 1,99 contre 1,53 à la Roma : il produit environ 30 % d'offensive en plus, ce qui vaut cinq points projetés d'écart sur la saison.
Côme peut-il vraiment gagner le Scudetto ?
Le modèle lui donne 12,2 %, soit davantage que la Juventus, le Napoli, l'Atalanta et le Milan réunis. Côme est troisième force du championnat avec une attaque à 1,47 et une défense à 0,84, la troisième meilleure d'Italie. C'est le résultat le plus inattendu des six championnats suivis.
Quels clubs vont descendre en Serie A ?
Venise descend dans 91,0 % des simulations, Monza dans 60,2 %, Parme dans 41,6 % et Lecce dans 34,7 %. Venise n'a pris aucun point en cinq journées et possède la pire défense du championnat.
Comment lire la carte des positions finales ?
Chaque ligne est un club, chaque colonne une place finale, et l'intensité d'une case donne la probabilité de terminer à cette place. Une ligne concentrée signale un club dont le destin est prévisible, une ligne étalée un club dont tout reste à jouer.
Voir le classement et les projections de Serie A →
Les chiffres de cet article sont lus dans le dernier calcul publié : ils se mettent à jour avec le modèle et peuvent donc différer de ceux du jour de publication. C’est voulu — un article ne doit pas continuer d’affirmer ce qui n’est plus vrai.