Qui gagnera la Ligue des champions 2026-2027 ?
Arsenal est vainqueur dans 25 % des simulations, devant Manchester City et le Bayern. Le Real Madrid tombe à 4 %, le PSG à 2,2 %. Voici la simulation complète des 144 matchs de phase de ligue et du tableau final.
Par Lucas da Silva · 20 septembre 2026 · 8 min
La Ligue des champions est la compétition la plus difficile à simuler, et pour une raison simple : elle met face à face des clubs que rien ne fait jamais se rencontrer ailleurs. Comparer Arsenal à Bodø/Glimt suppose de placer la Premier League et l'Eliteserien sur une même échelle — ce qui est tout le travail.
Voici le résultat, au 20 septembre 2026, après dix-huit des cent quarante-quatre rencontres de phase de ligue.
Trois clubs, deux tiers des titres
| 25,3 % | |
| 20,3 % | |
| 18,0 % | |
| 9,4 % | |
| 4,3 % | |
| 4,0 % |
Et les forces qui produisent ces probabilités, sur l'échelle européenne commune :
| Club | Attaque | Défense |
|---|---|---|
| 1,97 | 0,40 | |
| 2,11 | 0,46 | |
| 2,85 | 0,68 | |
| 2,62 | 0,74 | |
| 2,23 | 0,73 | |
| 2,12 | 0,72 |
Arsenal, City et le Bayern totalisent 63,6 % des titres à eux trois. Barcelone est quatrième à 9,4 %, et plus personne ne dépasse 5 %.
Ce qui distingue Arsenal n'est pas son attaque — City et le Bayern marquent davantage — mais sa défense. Sur l'échelle européenne commune, Arsenal affiche 0,40 d'indice défensif, le meilleur des trente-six engagés, devant City (0,46) et loin devant le Bayern (0,68). En coupe, où une élimination se joue sur cent quatre-vingts minutes, ne pas encaisser vaut plus cher qu'en championnat.
Le Real Madrid à 4 %, et pourquoi
C'est le chiffre qui surprend le plus, alors autant l'expliquer sans détour.
Le modèle ne connaît ni le palmarès, ni la réputation, ni l'histoire de la compétition. Il lit des buts marqués et encaissés, pondérés par la qualité des adversaires. Sur ce terrain, le Real est aujourd'hui le deuxième club d'Espagne, derrière un Barcelone qui domine la Liga de la tête et des épaules.
Il n'est pas pour autant écarté : 86,7 % d'atteindre les huitièmes, 49,7 % les quarts, 24,3 % les demi-finales. Le modèle le voit aller loin souvent — il le voit gagner rarement, parce qu'à chaque tour il croise plus fort que lui.
La phase de ligue : trois destins, pas deux
Trente-six clubs, un seul classement, huit rencontres chacun. Les huit premiers passent directement en huitièmes ; du neuvième au vingt-quatrième, on joue un barrage ; les douze derniers sortent.
| Club | Top 8 | Barrage | Éliminé | Points moyens |
|---|---|---|---|---|
| 80,5 % | 19,3 % | 0,2 % | 18,0 | |
| 78,7 % | 20,9 % | 0,4 % | 17,5 | |
| 73,2 % | 26,3 % | 0,5 % | 17,3 | |
| 65,2 % | 33,7 % | 1,0 % | 16,4 | |
| 58,2 % | 40,4 % | 1,4 % | 16,0 | |
| 54,2 % | 43,6 % | 2,2 % | 15,8 | |
| 47,4 % | 50,1 % | 2,5 % | 15,2 | |
| 29,1 % | 63,0 % | 7,9 % | 13,3 |
Le PSG mérite qu'on s'y arrête. Dixième aux probabilités de titre (2,2 %), il ne termine dans les huit premiers que dans 29 % des simulations et sort dès la phase de ligue dans près d'un cas sur douze. Son indice d'attaque européen (2,01) est pourtant excellent : c'est le calendrier tiré qui lui coûte, et huit matchs suffisent rarement à corriger un tirage difficile.
Le tableau final, tour par tour
Chaque colonne donne la probabilité d'atteindre le tour, pas de le gagner.
| Club | 8es | Quarts | Demies | Finale | Titre |
|---|---|---|---|---|---|
| 96,9 % | 76,3 % | 55,3 % | 38,0 % | 25,3 % | |
| 95,3 % | 72,8 % | 50,6 % | 33,2 % | 20,3 % | |
| 96,6 % | 73,5 % | 49,7 % | 31,1 % | 18,0 % | |
| 91,6 % | 62,1 % | 36,4 % | 19,4 % | 9,4 % | |
| 81,7 % | 46,8 % | 23,5 % | 10,6 % | 4,3 % | |
| 86,7 % | 49,7 % | 24,3 % | 10,5 % | 4,0 % | |
| 82,9 % | 44,0 % | 19,5 % | 7,8 % | 2,9 % | |
| 70,9 % | 36,1 % | 16,9 % | 7,2 % | 2,7 % | |
| 80,6 % | 42,3 % | 19,0 % | 7,7 % | 2,7 % | |
| 70,2 % | 35,4 % | 16,0 % | 6,4 % | 2,2 % |
Les doubles confrontations ne sont pas tirées au sort dans la simulation : elles sont calculées exactement, par convolution des lois de différence de buts sur les deux manches, prolongation comprise — trente minutes à intensité réduite, sur le terrain du retour — puis tirs au but à cinquante-cinquante.
Comment on compare une Premier League à une Eliteserien
C'est le cœur technique de cette simulation, et ce qui la distingue d'un classement de notoriété.
Chaque championnat est modélisé chez lui, ce qui donne des forces comparables à l'intérieur d'un pays mais pas d'un pays à l'autre. Nous estimons donc, sur onze années de coupes d'Europe, un décalage par championnat : de combien il faut relever ou abaisser l'indice d'un club espagnol pour le comparer à un club norvégien.
Ces décalages sont calibrés sur 1 338 rencontres européennes réellement jouées. Leur apport se mesure : en validation hors échantillon, les inclure fait passer la perte logarithmique de 1,0101 à 0,9123, contre 1,0118 pour une prédiction par simples fréquences.
Pour les clubs dont nous ne modélisons pas le championnat, trois qualités de force coexistent, et la fiche de chaque club l'indique :
- domestique — mesuré sur son championnat, des centaines de rencontres ;
- europe — mesuré sur ses seules sorties européennes, intervalle large ;
- pays — le niveau moyen de son championnat, faute de mieux. Ce n'est pas une mesure de ce club-là, et nous le disons plutôt que de le maquiller.
Sur les trente-six engagés de cette édition, trente-deux sont mesurés sur leur championnat, trois sur leurs rencontres européennes, et un seul — Sabah — au niveau de son pays.
Ce que cette simulation ne fait pas
Elle ne modélise ni les compositions, ni les blessures, ni les points de discipline. Un forfait majeur ne l'atteint pas.
Elle prend les dix-huit rencontres déjà jouées comme acquises : seules les cent vingt-six restantes sont rejouées. Les chiffres décrivent donc la fin de la compétition à partir d'aujourd'hui, pas une saison repartie de zéro.
Et une probabilité de 25 % reste une probabilité de 25 %. Arsenal ne gagne pas cette Ligue des champions dans trois simulations sur quatre.
Les six championnats nationaux sont simulés chaque nuit selon la même méthode. À lire ensuite : qui gagnera la Premier League, qui gagnera la Liga, qui gagnera la Serie A, qui gagnera la Bundesliga, qui gagnera la Ligue 1 et qui gagnera la Primeira Liga.
Questions fréquentes
Qui va gagner la Ligue des champions 2026-2027 ?
Arsenal soulève le trophée dans 25,3 % des 50 000 simulations au 20 septembre 2026, devant Manchester City (20,3 %) et le Bayern Munich (18,0 %). Ces trois clubs se partagent près de deux tiers des titres.
Pourquoi le Real Madrid n'est-il qu'à 4 % ?
Parce que le modèle mesure les forces sur les résultats récents, pas sur le palmarès. Le Real est deuxième de Liga derrière un Barcelone très supérieur, et si son attaque reste au quatrième rang des engagés, sa défense (0,72) est nettement derrière celles d'Arsenal (0,40) et de Manchester City (0,46). Il atteint tout de même les quarts dans 49,7 % des cas.
Comment fonctionne la phase de ligue à 36 clubs ?
Chaque club joue huit rencontres contre huit adversaires différents, et tous figurent dans un classement unique. Les huit premiers sont qualifiés directement pour les huitièmes ; les clubs classés de la neuvième à la vingt-quatrième place disputent un barrage ; les douze derniers sont éliminés.
Quels clubs sont les plus sûrs de passer l'hiver ?
Arsenal termine dans les huit premiers dans 80,5 % des simulations, le Bayern dans 78,7 % et Manchester City dans 73,2 %. À l'inverse, le PSG n'y parvient que dans 29,1 % des cas et se retrouve donc le plus souvent en barrage.
Cette simulation tient-elle compte des matchs déjà joués ?
Oui. Les 18 rencontres disputées sont prises comme acquises ; seules les 126 restantes sont rejouées, 50 000 fois, puis le tableau final est calculé tour par tour selon les règles en vigueur.
Les chiffres de cet article sont lus dans le dernier calcul publié : ils se mettent à jour avec le modèle et peuvent donc différer de ceux du jour de publication. C’est voulu — un article ne doit pas continuer d’affirmer ce qui n’est plus vrai.