Les méthodes multiplicative et additive répartissent la marge de façon « mécanique ». Or les bookmakers ne répartissent pas leur marge uniformément : ils en mettent proportionnellement plus sur les outsiders. C'est le biais favori/outsider (favourite-longshot bias), bien documenté sur la plupart des marchés de paris.
Conséquence : la méthode multiplicative surestime la probabilité des outsiders, et peut te faire voir de la valeur là où il n'y en a pas.
La méthode power
On cherche l'exposant tel que :
Comme , les petites probabilités sont réduites proportionnellement plus que les grandes. Simple et souvent très performante.
La méthode de Shin
Modèle économique (Shin, 1991-1993) : le bookmaker se protège contre une proportion de parieurs initiés (insiders). La probabilité juste est :
où et ; est trouvé numériquement pour que . Bien adaptée aux marchés de type « course de chevaux » ou à forte asymétrie.
La méthode odds ratio
On suppose que le bookmaker applique le même rapport de cotes à chaque issue :
avec trouvé numériquement.
Comparaison
Laquelle choisir ?
Il n'existe pas de méthode universellement meilleure. La bonne démarche :
- Rassembler un historique de cotes de clôture et de résultats.
- Comparer les méthodes avec une métrique de calibration (log loss, Brier score : voir le module suivant).
- Choisir la méthode, par sport et par marché, qui prédit le mieux.
Outil interactif
Méthode
Outil pédagogique. Les résultats sont des estimations théoriques, pas des conseils de pari.