Méthodologie
Le modèle de l'application
Bien expliquer un résultat et trouver où un prix est faux sont deux tâches différentes. La seconde demande un autre modèle, et un autre critère de réussite.
Le problème n'est pas celui qu'on croit
Dixon-Coles répond bien à une question : à partir de la force de deux équipes, quelle est la probabilité de chaque score ? C'est ce qu'il faut pour rejouer un championnat, et ce n'est pas ce qu'il faut pour l'application.
L'application répond à une autre question : ce prix affiché est-il faux, et de combien ? Un marché de cotes agrège déjà l'information de milliers d'intervenants ; il n'est pas facile à battre, et un bon modèle de résultat n'y suffit pas. Il faut un modèle construit pour cette confrontation-là.
Ce que ça change dans la construction
Trois conséquences, qui tiennent sans entrer dans le détail.
On vise la loi complète des scores, pas le 1X2. Un modèle réglé pour désigner le vainqueur est aveugle à la plupart des marchés — nombre de buts, écart, mi-temps. C'est la distribution entière qui est modélisée, et les marchés en sont déduits.
La calibration prime sur la justesse moyenne. Annoncer 70 % quand l'événement arrive 75 fois sur 100 est une erreur qui coûte de l'argent, même si le favori désigné est le bon. Un modèle qui se trompe rarement mais annonce mal ses certitudes est inutilisable ici.
Les dépendances entre marchés comptent. Le nombre de buts d'une équipe et celui de son adversaire ne sont pas indépendants, et un modèle qui les traite comme tels produit des prix incohérents entre eux — donc de fausses occasions.
Comment sa performance est jugée
Sur des rencontres postérieures à son ajustement, jamais sur celles qui ont servi à le construire, et avec le même critère que le reste du site : la vraisemblance du score réellement advenu.
Il est confronté à un témoin — le modèle de Dixon-Coles décrit dans notre méthodologie, ajusté sur les mêmes données et évalué sur les mêmes rencontres. Un modèle propriétaire qui ne bat pas un modèle publié en 1997 ne mérite pas d'exister, et c'est la première chose que nous vérifions.
Ce que nous publions
L'historique complet des sorties de l'application, pertes comprises. C'est la seule vérification qu'un utilisateur peut mener lui-même, et c'est celle qui compte : une réussite mise en avant sans son dénominateur ne prouve rien.
Ce que nous ne détaillons pas
Sa construction. C'est ce qui porte la valeur de nos produits, et l'écrire reviendrait à la donner. Nous ne publions donc ni sa famille de lois, ni ses variables, ni ses réglages.
Cette réserve s'arrête là où commence ce qui vous concerne : le critère d'évaluation, le témoin, l'historique et les limites ci-dessous sont publics.
Les limites
Un modèle mieux calibré qu'un opérateur sur un marché donné ne l'est pas sur tous, ni en permanence. Les prix bougent, les opérateurs s'ajustent, et un avantage mesuré sur une période doit être remesuré sur la suivante.
Rien de tout cela ne garantit un gain. Une probabilité reste une probabilité, y compris quand elle est juste : une série perdante n'est pas la preuve que le modèle s'est trompé, et une série gagnante n'est pas la preuve du contraire. Seul le volume tranche.
Et nos angles morts sont les mêmes qu'ailleurs sur ce site : ce que les données ne contiennent pas, le modèle ne le sait pas. Le modèle joueurs comble une partie de ce manque en lisant les compositions ; il ne le comble pas entièrement.
Aller plus loin
Nous avons un modèle qui lève ces limites
Le modèle publié ici est ouvert, documenté, et volontairement simple — il doit pouvoir être reproduit. Celui que nous utilisons en interne va plus loin : il lève l’hypothèse d’indépendance entre les deux équipes au lieu de la corriger sur quatre scores, il intègre les cotes du marché, et il est entraîné marché par marché. Il n’est pas publié ici, mais il est accessible.